07 octobre 2008
Extrait de "COLCHIQUES"de mon site "A Tavers le Miroir"
L'AUTOMNE….
L’endormeuse saison prend ses aises. Suivant les jours Sidoine rencontre le vent et ses humeurs . Elle apprend à écouter ses murmures , ses grandes envolées lyriques , sa hargne .
Réticente au début de leur rencontre , la jeune femme accepte de se laisser bousculer .
Puis , charmée par cet exigeant , elle se laisse envelopper par ses fougueuses étreintes !
Le soleil moins matinal se prélasse et sort avec paresse des draps cotonneux des nuages chamarrés de blanc , de gris ou parfois de bleu selon l’humeur du Temps ,pour s'enfouir le soir venu dans les édredons de plumes chatoyantes du couchant !
Puis arrive le grand rendez-vous avec la Nuit et ses ombres bleues , ses chuchotements .
Sidoine est surprise…par le « froufrou »velouté des ailes de la Hulotte se posant en catimini sur une branche d’arbre pour scruter les secrets de cette dernière. « Les trottes-menus » des mulots qui se pressent rentrant d’une escapade …vite ,vite avant que Dame Chouette ne les voit.
Le glapissement du renard en chasse .
Une branche qui craque , le froissement de feuilles entre les doigts de la brise font sursauter Sidoine ! Un faon apeuré traverse le sentier…..
Tant de beauté l’émerveille….
Avec Blanche et Félix elle va à la rencontre de cette Grande Dame Mystérieuse qui se fait effrayante ou charmeuse selon les vibrations de ses visiteurs .
- « Il est bon d’être attentive , silencieuse… » conseille Blanche à la jeune « Eveillée ».
Peu à peu celle-ci se laisse apprivoiser pour aller aux rendes-vous des Beautés qui ne se révèlent qu’à ceux qui y croit ! Sidoine s’épanouit , s’émerveille de ces découvertes si simples à portée de mains et de regards ; d’écoute du Cœur !
- « Petite , quand tu ouvres les Portes de ton Etre pour accepter ces découvertes…tu reçois au centuple ! Sans t’en apercevoir tu cultives , affines tes sens en tissant des fils de soie pour aller de l’Avant . De Découvertes en Découvertes ta vie aura et as déjà un autre Goût » lui dit ainsi « Blanchemain » la Vieille Mère !
L’Automne va de l’avant dans un déferlement d’or de bronze , d’amarante et d’incarnat , c’est l’Eté de la Saint Martin !
- « Nous voici à la Sainte Catherine » dit Zoé un matin.
- Et alors ? questionne Sidoine .
- Alors si on en croit les Anciens…à la Sainte Catherine , tous bois prend racines ma belle .
Le moment est venu de planter arbustes , arbres et haies » la renseigne Baptistin .
Elle s’étonne de ce savoir qui marche à travers le Temps pour Ceux qui savent l’écouter et le comprendre .
Au verger Baptistin , taille , plante avec Félix venu le rejoindre . Zoé en compagnie de Blanche font les confitures de figues ; de melon d’eau mélangé aux dernières tomates restées vaillantes au potager et qui ne mûriront plus.
Pommes , noisettes rentrent au bercail ; les unes posées sur des claies de châtaigner les autres dans des paniers plats tressés par Blanche . Elles vont « se bonifier » finir de mûrir se ratatiner en compagnie des « poirillons » au grenier dans la petite chambre réservée à cet usage .
Les unes et les autres ne paieront pas de mine mais …quelles saveurs !
Un soir avant « la soupe » Baptistin apporte une poche de papier jaune un peu taché . Il la tient avec précaution , puis dénoue le brin de raphia qui la ferme pour en sortir avec une mine de chat gourmand….une grappe de raisin toute « défeuillée »….Les grains d’ambre du fruit semblent des pierres précieuses . Il y en a cinq en tout…Sidoine n’a jamais vu pareille merveille !
- « Goûtez petite « dit-il en lui en donnant une . Elle se sent maladroite , consciente que ce qu’elle tient du bout des doigts est la précieuse Alchimie de la treille , de la terre , du soleil , de la pluie de l’air unis au Savoir-Faire de Baptistin !
Elle détache avec délicatesse un grain ambré , le porte à se lèvres , le laisse glisser dans sa bouche…c’est rond , doux , soyeux….
Elle le tourne , le retourne avec sa langue et…claque l’écrase contre son palais ! Hum ! que c’est bon , elle se délecte de cette gorgée de nectar !
Tous attendent , sont suspendus à ses lèvres si je puis dire , retiennent leur souffle. Devant son visage ravi Baptistin ose dire :
- « Alors Demoiselle c’est pas l’Paradis ça ?
- Hum , ah , c’est …c’est…
- Délicieux » conclut Félix .
Et Zoé de reprendre en riant et croquant d’un air gourmand les grains dorés :
- « C’est du bonheur Mam’zelle Sidoine .
Blanche conclut :
- La vie est comme ça quand on laisse faire avec soin l’opération patiente des choses où plutôt la Fusion des Choses ! »
Elle les regarde avec tendresse , ces quatre là lui sont chers !
Sidoine se sent chez elle dans cette Auberge au cœur de la nature qu’elle apprend non seulement à découvrir mais à aimer et à comprendre .
Qu’ils sont loin les baratineurs aux noms pompeux se pavanant , se bousculant , s’aplatissant l’un pour un grade , l’autre pour une invitation dans cette « Cours des miracles » que l’on appelle le Monde…le Beau Monde où tous les coups sont permis. Elle en a terriblement souffert surtout après l’absence de Grégory et de Blaise ….. Aujourd’hui c’est fini tout ça . Quelques jours sont passés depuis la Sainte Catherine et la soirée mémorable où Sidoine a rencontré l’Ambre du Raisin .
La pluie et le vent hurleur ne l’effraient plus .
12 juin 2008
UN PEU DE FANTAISIE
Nouvelle page blanche
Ce n’est pas tous les jours dimanche
Un peu de fantaisie
Pour les jours de la semaine
Ceux de la rentrée
Et pour les autres aussi .
Après tout puisque l’on s’aime
Qu’importe la contrée
Où nous sommes
Puisque l’Amour nous accompagne
Ici ou là tu es « mon gentilhomme »
Mon hidalgo d’Espagne
Et moi ta « Dulcinée »
Bien aimée
OLE! 
Chanteplume/Baladine
avec plein de tendresse
QUelques nouvelles j'ai commencé les séances kiné..oufffffffffffff ça va "bien" et suis ravie de retrouver un peu d'agilté..je remercie les Anges d'avoir veillés sur moi..ALLELUIA***
Namasté
07 mai 2008
UNE TOURTERELLE PAS ORDINAIRE
La TOURTERELLE ,L’ORCHIDEE
LE LYS et LA NEIGE….
Sait elle
Zui-Zui la Tourterelle
Que chez les Indiens de la Prairie
Elle est la Messagère
Des Cycles du Renouveau ?
C’est Elle
La Tourterelle
Qui dans son bec apporte
Du Saule Sacré le Rameau
Gage de l’Immortalité
Chez les Indiens de la Prairie
Et ouvre ainsi bien des Portes !
C’est elle
La Tourterelle
Qui danse légère
Gracieuse et aérienne
Aux sons de la flûte .
Sur les rives du Nil
De l’Egypte ancienne
C’est Elle
La Tourterelle
Qui sans marivaudage
Tisse fil à fil
De la Fidélité La trame
Dans le mariage…
C’est très facile
Avec un peu de charme !
LE LYS…
Le Lys dont la blancheur
Chez Marie
N’égale que la pureté
S’abandonne avec innocence
A la candeur
De la Providence !
Ailleurs
En toute ingénuité
Il mène Perséphone
Au Royaume d’Hadès
Qui l’attend en personne
Sans qu’il n’est de cesse
Que par son Pistil vigoureux
De Vénus il est le favori
Aux jeux amoureux
De cette amante chérie…
Et aussi que….
Grâce à ce « membre » fécond
Symbole de prospérité
Il fut choisi dit on
Par les Rois de France
Dont il est l’emblème
En toute Souveraineté !
Son parfum capiteux
Mélange de poivre et de miel
Envahit les églises…
Pour ceux qui s’aime
Il Réveille les ardeurs
Notamment
Des amants des belles Insoumises !
Mais
Héraldique…. à Six pétales
Il s’identifie aux rayons du Soleil…
Dans la lumière pâle
Du matin triomphant
Il est mieux vêtu
Que Salomon
Dans toute sa Gloire !
Dans la nuit la Neige
De son blanc manteau a recouvert le Jardin ..
L’étendue immaculée
Le transforme en Jardin de Fées .
Devant le regard étonné
de Zui-Zui la Touterelle !
Aussi elle se réfugie prés
L ’Orchidée qui la protège
Des influences pernicieuses !
Tout prés de celle ci Douce Tourterelle
Rêve de nid , d’œufs et de couvées
C’est tout naturel … de vouloir être Aimée…
Elle attend son Tourtereaux…..
En attendant son grand Amour
Zui-Zui la Tourterelle
Coulent des heureux jours
Entre ses Amis
Nicole et Guy !
Ainsi se termine les Aventures
De la jolie Tourterlle amoureuse
Du Lys Amant de la Beauté
De l’Orchidée Précieuse
et de
La Neige Immaculée……
Jeanne
La Jarne 14 Juillet 2004
17 avril 2008
BONSOIR ATOUS ET TOUTES
ME voici , me voilà..j'ai supprimé quelques vidéos qui s'emmêlaient les unes aux autres..celles que vous trouverez à nouveau n'auront pas ce défaut j'ai fait le nécessaire pour ça...ouf..une bonne chose de faite!!!! Je ne vous oublies pas que non mais la venue d'un nouveau p'tit bout chamboule mon "rythme de croisière"..ce sont les vacances et les plus grandes viennent souvent..et c'est :
"Dis mamie....on fait quoi...ti racontes..tu chantes..et patati et patata...
.J'ai bien d'la veine d'avoir toute cette jeunesse avec moi!!!+++on prépare le baptême de Naël pour le 11 Mai...le mariage de ses parents pour le 16 Aout...ça chôme pas chez nous..et puis il y a les uns et les autres qui passe à tout hasard : un café , un thé , un jus d'fruit...etc
Alors quand j'ai un peu de temps je retrouve les vidéos qui me ramènent au temps où j'ai " touché"le vitrail..rien que des couleurs des effets, j'ai repris les pinceaux , les pastels pour "créer" mes images...ben voilà mes chéries 'is) quand je dis que je n'aies pas fini de découvrir la vie c'est pas une blague!!!
Bisous tout plein "à la revoyure" votre
Baladine dite Chanteplume
autrement dite
Jeanne!!!

14 mars 2008
VENEZ DONC...Chanteplume c'est moi aussi!
CHEZ NOUS C'EST...
envoyé par Chanteplume
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Chez nous il y a une bande d’enfants
Qui vont grandissant .
Quatre Chiens , Huit chats
Qu’on aime bien
Deux Pies en travestis
Cinq Merles et Merlettes
Qui font la fête !
Un Coq harangueur
Dix poules caquetant une berceuse
A leurs poussins bagarreurs !
Quelques tourterelles charmeuses
Six lapins câlins
Sept canards goguenards
Se baignant dans la mare .
Le tout dans un jardin « falbalas »
Par les roses trémières envahi…
Pâquerettes et lupins
Timidement se font la cour
Sous le regard indulgent et rêveur
De l’églantier amoureux
De sa frivole cousine
Dont il se fait troubadour
La piquante aubépine…
Celle-ci dédaigne ce pauvre cœur !
Le tendre myosotis murmure
A la coquette… « ne m’oubliez pas » .
Au milieu de tout ça Une maison ouverte
Aux quatre vents et aux passants…
Si vous venez vous trouverez
Couverte d’une nappe blanche
La table dressée , De vieux bancs
Qui vous attendent…
Même si ce n’est pas dimanche
Qu’importe ….. Car si vous venez
Pour nous ce sera…Dimanche !
Jeanne Chanteplume
dite « La bonne Hôtesse
01 mars 2008
LES BELLES DAMES une de mes vidéos
LES BELLES DAMES
envoyé par Chanteplume
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Bisous et pensées douces à vous
28 février 2008
ALLO..ALLO..

-"Allo , Allo je vous appelle pour vous dire que vous avez gagné un magnifique cadeau pour deux personnes....vous êtes bien en couple madame ?"
moi "Non mais bonjour quand même "
-"Ah bon...."
Vlan on raccroche. Il est.... voyons huit heures moins le quart....Ben faut pas se gêner , je suis en train de préparer mon petit déjeûner!Satané téléphone , bien pratique d'autre part....mais là je râle un peu ..... Je m'installe sur la terrasse , pour une fois qu'il fait beau dés le matin je compte bien en profiter..ah c'qu'je suis bien....les oiseaux chantent , "Flamberge" le coq un peu enrhumé des voisins s'époumonne en "cocoricos" éraillés .Les minettes et minous font leur toilette au soleil matinal .Je déguste le thé , les craquottes tartinées de beurre ( oh un soupçon...) de marmelade d'oranges amères . hummm .que j'aime ça ..Oui ,Oui je suis gourmande.....m'étire lorsque.....
"dring , dring , dring" ah non je réponds pas puis me ravise , c'est peut être un des enfants...allez je décroche :
-Allo allo madame?..."...moi de ma voix la plus suave-"non elle vient de partir " (ce ne sont pas les enfants)mais au bout du fil on insite..ça m'agace -"Aurevoir monsieur bonne journée !" et je raccroche....Ouf... bien résolue à ne pas répondre et vais faire mon tour de jardin pied nus dans l'herbe humide ça ravigote comme disait Valentine !
En fin d'aprés midi , rebelote..Dring , dring...

-"Je prends "(crie Sylvie de la cuisine) -" C'est pour toi maman , une dame.." Bon je me dévoue encore une fois , on n'sait jamais..Je n'ai pas le temps de dire bonjour qu'un voix féminime d'un ton qui se veut charmeur (je commence à connaître) claironne :
-" votre maison a plus de vingt ans ?....-" non elle a plus de cent ans " (ce qui est vrai ) et patati patata , le débit est volubile..quand est ce qu'elle respire ? la laisant à son monologue doucement je raccroche le Téléphone...vas donc savoir s'il se mettait de la partie lui aussi....

Distes moi
"Mais où sont passés la Politesse , le Savoir-Vivre d'Antan ?"
Mille
Bisous
01 février 2008
MA PREMIERE VIDEO
J'ai Souvenance...
envoyé par Chanteplume
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MILLE TENDRESSE POUR VOUS TOUS ET TOUTES
JE "travaille" pour mes videos , c'est passionnant ...toute seule comme "une grande fille"..sourires.Que les Anges veillent sur vous et ceux que vous aimez..et..faisons bonne mesure....ceux et celles qui "nous bottent moins"...lollll

20 janvier 2008
LES DANSEURS DE L'AUBE de .BALADINE/CHANTEPLUME
Texte retenu pour exposition par www.carole-lussier.com
(que je remercie de tout mon coeur ,pour son amitié et son attention)
.Les danseurs de l'aube, un conte que j'ai présenté comme étant magnifiquement rendu. Un doux rappel aux croyances de ce temps lointain où on vénérait la Déesse et le Féminin Sacrée. Le souvenir d'un monde qui a précédé la chute d'Avalon, un passé riche en folklore mais perdu à jamais. Quelle joie que de le sentir revivre sous ta plume, chère amie.
Sous Vos textes, Conte
Reproduction de "La barge d'Avalon" de
MARMO dont je suis honorée qu'il m' accordé l autorisation de la présenter ici.
Artiste peintre
http://www.myspace.com/hello_marmo
Les Danseurs de l'Aube
De ses pieds nus, Zélia effleurent le sol de porphyre rouge ; des rires et des voix d'enfants s'envolent dans l'air du soir. Sur les rochers bleus, elle s'assied, croise les bras qu'elle tend sur ses jambes, puis s'étire et ses mains volètent comme des papillons. La tête penchée, elle ressemble à un oiseau qui écoute. Lasse, elle s'allonge ensuite sur le sol et la jupe courte révèle ses longues jambes. D'un geste plein de grâce, elle relève ses bras en corbeille autour de sa tête. Livrée ainsi à la nuit, elle semble être un lys endormi !
Les voix, les rires et les chansons des enfants s'atténuent puis s'éteignent. Pas un bruit pas un son ne se font plus entendre. Tout est devenu silence et sur l'horizon lointain, même le rideau de la nuit s'estompe...
À fleur d'eau, dans le frissonnement de l'onde toute proche, une silhouette dont les pas oscillent entre la marche et la danse surgit entre le ciel et la mer. Une musique étrange monte des flots berceurs et s'insinue, caressante, dans le sommeil de la belle endormie.
Le Danseur s'arrête à quelques foulées de Zélia et d'un geste lent, se penche sur elle. Elle bouge en ramenant ses jambes sous elle, cabre sa taille fine en un arc parfait, puis s'étire dans un envol élégant de ses bras qui poussent sa tête en arrière .D'un souple mouvement de reins, elle s'assied, se frotte les yeux comme une enfant et, surprise, regarde le Danseur qui l'invite à le rejoindre.Elle se lève, comme la biche, en deux bonds élégants et s'enfuit.
D'approches en approches, de fuites en fuites, un long moment, ils s'enlacent et s'éloignent en frôlant le sol de leurs pieds nus, en touchant les étoiles du bout de leurs doigts.
Puis soudain, ils s'arrêtent et restent ainsi posés dans ce geste que le temps semble vouloir à jamais fixer. Alors, le vent se lève en soufflant des tourbillons de sable blanc argenté sur le sol de porphyre rouge. Mais à peine entrevu qu'il s'éloigne et tout s'apaise autour d'eux.
À nouveau, ils sont face à face, puis se détournent et se poursuivent dans une danse légère en traçant des arabesques dans le sable qui s'envole en frimas comme la neige sous leurs pas.
Ils dansent, dansent et dansent à perdre haleine. Et sans bruit, leurs corps à peine frôlés enfin s'unissent et tourbillonnent avec une grâce infinie jusqu'à ce que, telle une fleur de chair, Zélia s'affaisse dans un froissement d'eau...
Allongée, elle semble dormir dans la moire liquide. Et troublé, il se penche pour s'asseoir sur le sable et prendre le corps contre lui. Enfouissant son visage contre le cou tenu et fragile, il pleure et la berce. Puis se glissant tout contre elle pour se lover dans le nid d'amour du ventre féminin, ils s'étreignent et s'unissent avec une chaste sensualité qui les mènent à ne faire plus qu'un.
Avec des gestes lents et doux, il se défait de l'abri matriciel, puis glisse son dos en-dessous d'elle, se relève et emporte sur ses épaules le corps alangui. Il danse un long moment, un moment qu'elle semble ne pas vouloir finir.
Mais enfin, comme une gerbe de fleurs sur la couche de sable blanc, il la dépose, délicatement.Semblant répondre à un appel mystérieux, il lève et porte son regard au loin. Une main tendrement posée sur le sein de sa bien-aimée, il sent une larme perler au coin de ses yeux. Alors il tend une paume ouverte au firmament et emprisonne une étoile qui jaillit de mille éclats et saupoudre, du bout des doigts, les gouttes de lumière sur le corps abandonné de la jeune fille.
Tremblant, comme les pétales de la rose caressées par le vent dans la rosée du matin, il s'agenouille et dépose un baiser sur sa main. Ses lèvres chaudes remontent en un doux frisson pour s'attarder à l'attache du cou délicat de la jeune fille tandis qu'il effleure maintenant sa chevelure.
C'est le ressac et il se relève en s'éloignant à reculons. L'eau enveloppe ses pieds et bientôt ses jambes d'un chuintement soyeux qui s'en va aussi en s'amenuisant. Et lentement, très lentement, il finit par se fondre dans le velours de la nuit.
À l'est, le ciel s'éclaircit, l'aube s'annonce et la jeune fille commence à se réveiller ; d'un geste enfantin, elle se frotte les yeux, puis s'enroule en fœtus pour mieux s'étirer en déployant ses bras comme des ailes.
Elle se lève, plus lourde du fruit blottit dans son ventre arrondi qu'elle caresse avec surprise. Un sourire fleurit sur ses lèvres, des larmes douces glissent sur son visage, puis son rire monte en cascade dans l'air du matin.
Brusquement, elle se penche et semble se replier sur elle-même, mais se déploie très vite en dansant.
Alors que l'aurore nimbe l'horizon, entre ses mains ouvertes jaillit une perle nacrée où dort... l'Enfant de la Promesse !
Elle danse et rit de bonheur en se tournant vers l'horizon pour souffler un baiser du bout de ses doigts.
Et les voix enfantines s'élèvent à nouveau dans le murmure du matin.
Jeanne Perrotin Paponet
Vos commentaires ci dessous
Merci
De SARAH33
Sujet: Petite fée Chanteplume Url: [Liens]
Merci pour ce joli cadeau déposé avec autant de tendresse. J'ai reçu de toi un autre cadeau : le dernier texte que tu as déposé dans ton blog. J'étais comme une petite fille avec les yeux tout brillant de vie en lisant tes mots. Ta plume est magique et elle m'a apporté un réel apaisement. Merci tout simplement. Mille tendresses à toi. Poutoux. SARAH
2008-01-20
Encore une fois, belle Jeanne, tu as réussi à m'éblouir avec ce texte et à me faire oublier les petits soucis du quotidien. Je me suis même permise quelques pas de danse... Merci de nous faire partager la poésie et la douceur de ton écriture. Tendresse, Marjo2008-01-20
Chère Jeanne, je l'ai écrit dans un précédent courriel mais permettez moi de me répéter ici, en signe d'hommage. L'enchantement suscité par vos mots est d'une intense délicatesse. Je me suis joint à la danse et j'ai bel et bien cédé à l'envoutement. Bravo pour ce texte fabuleux ! Je vous en remercie le plus chaleureusement du monde. Au sincère plaisir de vous relire. À une Dame des Rondes Stellaires, un Passeur de Lumière, tel que vous m'avez baptisé, s'incline. Amitié, Marmo2008-01-19
Quelle joie, chère Jeanne. Voilà un texte qui fleurit aux croyances d'autrefois, merveilleux ! ... Ton hôtesse, Carole
11 janvier 2008
HISTOIRE de ROSES POUR COMENCER...

Cascadelle de Roses
Je me promène au jardin nonchalante
dans la douceur du soir…
Soudain , j’entends des rires coquins…
.« Hé , me dit Maître Chat , viens voir »
De sa patte il écarte les branches du buisson….
Je vois , j’entends la Reine Rosabelle
Conter l’Histoire de sa Famille aux scarabées ,
aux grillons et tourterelles !
« Bah » dit Maître Chat « on connaît la chanson » !
« Voyons »dit elle en comptant ses pétales :«
La première , ah ! la première…
ben la première
C’est Simplicie l’Eglantine du Bosquet…
Mon arrière-arrière-arrière grand’mère
Elle »tombe en Amour » pour le charme
de Rosal Le Bel Enchanteur Jardinier !
Ils ont trois filles rieuses , pas très sages :
Primerose , Passerose , Rosetrémière…
Qui très coquettes , le feu…aux calices s’en furent
Un chaud soir d’été , sans bagages
Avec leurs Amoureux chercher l’Aventure !
A leur tour elles eurent des filles :
Rose Sauvage…un peu dédaigneuse
Piquante comme un hérisson.
Puis la charmante , jolie et rieuse
Rustique Rose du Buisson !
Ensuite l’acrobate de la famille
Rose Grimpante qui joue à la femme fatale !
La Précieuse Rose-Thé en étole de soie
et robe de soirée .
Arrivent les troublantes tantes Orientales :
Rose de Jéricho et Rose d’ Ispahan !
Suivent arrivant du Sahara :
Rose des Sables Brulants
En burnous immaculé et djellaba bleue !
Discrète , délicate et parfumée la fragile Rose de Noël
Ravissante , toute intimidée fait son entrée…
Elle porte jupon d’organdi enrubanné
et châle de dentelle
De plaisir , d’espoir et de joie elle rosit
Elles sont Toutes Amoureuses les Rosi Rosa
Du Beau Prince des Rosiers !
Ah…Le bel Amant que voilà…
Volage , fat et menteur
Il leur promet le Monde entier
Mais….
Aucune …ne l’a tout entier….
« Chanteplume / Baladine»















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