30 novembre 2008
CERTITUDE
Certitude
Si je te parle c'est pour mieux t'entendre
Si je t'entends je suis sûr de te comprendre
Si tu souris c'est pour mieux m'envahir
Si tu souris je vois le monde entier
Si je t'étreins c'est pour me continuer
Si nous vivons tout sera à plaisir
Si je te quitte nous nous souviendrons
En te quittant nous nous retrouverons
(j'en aies la certitude...)


11 août 2008
Chanson de JACQUES PREVERT...
Chanson Quel jour sommes-nous
Nous sommes tous les jours
Mon amie
Nous sommes toute la vie
Mon amour
Nous nous aimons et nous vivons
Nous vivons et nous nous aimons
Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie
Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour
Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour.

31 juillet 2008
POUR TOI MON GRAND...(18 ans depuis ton "envol")
L'échelle de l'être
Du moment où tu vins dans le monde de l'existence, une échelle fut placée devant toi, pour te permettre de t'évader ; d'abord tu fus minéral, puis tu devins plante ; ensuite tu es devenu animal : comment l'ignorerais-tu ?
Puis tu fus fait homme, doué de connaissance, de raison, de foi;
considère ce corps, tiré de la poussière : quelle perfection il a acquise !
Quand tu auras transcendé la condition de l'homme, tu deviendras, sans nul doute, un ange :
alors tu en auras fini avec la terrre ; ta demeure sera le ciel.
Dépasse même la condition angélique : pénètre dans cet océan,
Afin que ta goutte d'eau puisse devenir une mer....
Rûmi
10 décembre 2007
A BIENTÔT NOUS DEUX....

Une chanson qui rôde au fond de moi....comme si .... te souviens tu mon grand ?
Non ce n'est pas triste de se souvenir toujours émouvant
le Bonheur de t'aimer est toujours aussi intense..
Merci de me le donner.... allez on chante nous deux ?

Tu t'en vas ce matin
Et le long de ton chemin
La clairière, la rivière
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »
Tu t'en vas quelques jours.
En attendant ton retour
Chaque rose, chaque chose
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »
Mais moi, mais moi,
Moi seul qui n'ai rien dit,
Crois-moi, crois-moi,
Je le pensais aussi.
Mon coeur tout bas chantait comme eux:
« A bientôt nous deux. »
A bientôt nous deux.
Tout le temps mon refrain
T'a suivi sur le chemin.
Sa musique nostalgique
Disait:
« A bientôt nous deux. »
Tu vois, tu vois,
Il te parlait pour moi,
Car moi, car moi,
Je t'aime trop pour ça.
Ton départ n'est pas un adieu —
« A bientôt nous deux. »
Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »
Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »


interprêté par Marianne Faithull
21 avril 2007
TENDRESSE
Quand nous n'aurons que la tendresse
Quand nous n'aurons que la tendresse à partager
Quand le soleil qui brûle en nous sera bien fatigué
Quand notre vie passera aux souvenirs
Sauras-tu être celui qui a oublié de vieillir ?
Quand nous n'aurons que la tendresse à nous offrir
Et que nos mains auront appris plus que l'on ne peut dire
Mieux que de l'or, saurons-nous tenir comme alors
Cette tendresse, ce grand trésor.
Quand cet enfant qui nous viendra pour les beaux jours,
Aura laissé notre maison pour celle d'un amour.
Dans le jardin cueilleras-tu cette fleur
Que tu me donnes au matin comme un sourire du cœur ? ...
Oh ! Je t'aime t'aime t'aime.
Quand nous n'aurons que la tendresse pour toute joie
Quand chaque mot racontera un peu de toi et moi
Aurai-je encore la force d'y croire aussi fort ?
Quand nous n'aurons
Quand nous n'aurons
Quand nous n'aurons que ta tendresse
Que ma tendresse à partager.
Chanson de Nicole Croisille
"Je l'ai toujours cette tendresse que tu me donnes envers et contre tout...."
"Séparés mais jamais désunis"
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04 mars 2007
PAUSE TENDRESSE....

MOTS EN BALADE
AIMER
Que dire , que faire de plus tellement je t’aime
Avec mon cœur , mon âme , mon corps
Au-delà de tout dans l’infinitude de l’Esprit…
Le chant des mots :je t’aime
M’enivre comme le vin doux encore
Et encore dans un murmure tout est dit !

Des mots de moi ,
des mots d’émoi ,
des mots et des mois ..
Des mots de toi ,
des mots et des toits
.De toi à moi
Que d’émoi
Sous ton toit
De toi à moi .
Rien que pour toi
Rien que pour moi !
Toi et moi
De mois en mois
Sous mon toit
Quel émoi !
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22 mai 2006
NOUS DEUX
AH!...C'QU'ON EST BIEN....NOUS DEUX
Une fenêtre ouverte sur le jardin
Sur la nappe blanche
des pelures d'oranges
du beurre du pain
des confitures maison
Des fleurs qui se penchent....
L'odeur du café qui fume
celui du thé au jasmin
embaument la maison
Bols et tasses accroupis
sur la nappe blanche .
L'abeille bourdonne
prés du pot de miel.....
Une cloche sonne
Dans le bleu du ciel
Croque un grain de raisin...
Des pelures d'oranges
restent sur la nappe blanche
La porte qui s'ouvre
Laisse le fenêtre ouverte
Donnes moi la main...
"tiens prends du raisin
un quartier d'orange
Hé ...ferme la porte
A ce soir au café..."
Des pas sur l'bitume
quelqu'un se retourne
"Que veux que j't'apporte?
t'as laissé la fenêtre ouverte
sur le jardin?
ça fait rien tant pis
Ce soir on sera bien..."
L'un et l'autre se retournent
agitant la main
"Je t'Aime!"
21 mars 2006
LE JARDIN des CHAMPS
Pastel de Jeanne
JEAN et MOI
« Que ma Joie demeure… »
Jean Giono
« Je vivrai par de là la mort ,
Je chanterai à vos oreilles .
Même après avoir été emporté
Par la grande vague de la mer
Jusqu ‘au plus profond de l’océan !
Je m’assiérai à votre table
Bien que mon corps paraisse absent…
Je vous accompagnerai dans vos champs…
Esprit invisible !
Je m’installerai avec vous devant l’âtre ,
Hôte invisible aussi !
La mort ne change que les masques
Qui recouvrent nos visages
Le forestier restera…. forestier
Le laboureur ….laboureur…
Et celui qui a lancé sa chanson au vent
La chantera aux sphères mouvantes ! »
Le Jardin du Prophète
Khalil Gibran
LE JARDIN DES CHAMPS
Dés le Printemps et ce jusqu’à la fin de l’Automne quand il termine la série de nuits(21 /4heures) , au petit matin il ne rentre pas chez lui mais va à son Jardin des Champs pour profiter de la « fraîche ».
Ce Jardin c’est un peu sa « retraite son havre de paix , sa thébaïde » ; situé au milieu des champs ( d’où son nom)limité au nord par la voie de chemin de fer , il est entouré de haies vives faites de ronciers , d’aubépines , d’épines noires parmi lesquelles pousse un figuier . Il reçoit les quatre points cardinaux , une barrière haute le ferme au sud.
On y accède par un chemin de champs , où par une route blanche . Dans ce jardin il a construit un cabanon avec les moyens du bords pour y ranger ses outils de jardinage .
Mais bien vite une banquette y trouve sa place
C’est là qu’il fait « un roupillon » le matin en débauchant ou la sieste les après midi lourdsde chaleur .Un puits à la margelle de pierres prés duquel des bidons montent la garde attendant l’eau qu’il y verse le soir pour le lendemain , afin d’arroser les carrés , les planches de légumes qui entourent ce dernier .
Une treille aux raisins savoureux apporte son ombrage camaïeux de vert et d’or où s’infiltrent les rayons curieux du soleil …La porte du cabanon est en bois , il a accroché un vieux rideau dans l’embrasure de celle-ci pour le protéger des regards indiscrets !
Il aime ce lieu loin de la maisonnée ; il y trouve le calme parmi les chants des oiseaux , il s’y ressource dans le petit matin , il profite de « l’aiguail » la rosée de la nuit , qui au levé du jour s’évapore en nappe dansante dans les premiers rayons du soleil .
Peut être retrouve t’il ici ces étranges remontées d'enfance qui veillent en nous…
Il laboure , ratisse , sème , plante , repique , arrose ....
De temps en temps un train passe , il salue le conducteur qu’il connaît puisque lui, aussi travaille chez madame SNCF.
Quand il revient à la maison sur le coup de midi , les enfants accourent vers lui en criant : « Papa , papa » !« Ouha ! Ouha » ! aboient les chiens qui les accompagnent en gambadant ….Il entre dans la grande cuisine où elle a préparé le repas mis le couvert… « Ouf » dit il en s’essuyant le front d’un revers de main , avant de la prendre dans ses bras…pas de paroles…Ils se comprennent
Tout au long du repas il parle de son travail , des trains qu’il prépare , des rencontres « Tiens j’ai vu Untel il te donne le bonjour » du jardin ; puis lui demande comment Elle a passé la matinée , et les enfants ça va ?
Elle sait , devine quand ça ne va pas…Ils se connaissent par cœur , du fond de l’âme !
Quand Il prend son travail de cheminot le matin(4 /12) il rejoint son havre en fin d’après midi , et y reste tard dans la soirée souvent jusqu'à l’heure où le crépuscule de ses voiles mauve et or enveloppe la terre…
Les grillons chantent , c’est l’éclatement des chants d’oiseaux qui s’égosillent en mélopées en trilles et cascades plus où moins nuancées…C’est l’heure où Elle le rejoint assez souvent.
Il a prit soin la veille de « tirer » l’eau du puits afin qu’elle « chauffe » au soleil pour ne pas saisir les plantes par la froideur de cette dernière remontée des entrailles de la terre . Il arrose à pas comptés ; la pomme de l’arrosoir en chuintement de soie ruisselante accompagne chacun de ses gestes…ni trop …ni trop peu ! Elle le regarde assise sur le banc de bois , puis rassemble la provende qu’il a cueilli , ramassé avec soin ; c’est lui qui l’installe dans la remorque faite de ses mains Il range les outils ferme la porte du cabanon tout comme la barrière du jardin !
Ils reviennent à travers champs dans la grande lumière vespérale , parmi les odeurs d’herbes , de blé coupé …sous un ciel drapé des milles couleurs ondoyantes du couchant , qui vont se laver dans l’océan tout proche .
Côte à côte …ensemble Ils reviennent à la maison , sans parler…Pourquoi faire ?
Ils « s’entendent » si bien , chacun murmure à l’autre dans cet enveloppement silencieux de leurs êtres le plus profond qui ne font qu’Un , leurs pensées les plus secrètes leurs désirs les plus fous qui n’appartiennent qu’à Eux !
Après le repas du soir prit avec les enfants en rires et en « parlottes », Il arrose le jardin de la maison…La nuit est là….les enfants vont se coucher après un « B’soir papa , b’soir maman » …
La chaleur est tombée , un peu de fraîcheur s’installe pour la nuit ! A ce moment là Il allume une cigarette , la flamme du briquet illumine un instant fugace son visage fatigué…où malgré tout un rire affleure ses yeux quand il la regarde…
C’est fugitif comme la caresse d’une plume de tourterelle , mais c’est suffisant pour dire « Je t’aime » !Après la dernière bouffée , il rentre , fait sa toilette en s’éclaboussant d’eau , s’étire…
Elle frotte son dos douloureux…car même si il ne dit rien…elle sait !
Dans l’intimité de leur chambre Ils se rejoignent.
Elle s’endort sa tête au creux de son épaule…C’est tout simple jour après jour , nuit après nuit , Ils tissent la trame de leurs Vies qui en fait ne font qu’Une ! Elle ne va pas très souvent au Jardin des Champs ; c’est Son Domaine à Lui ;elle ne se reconnaît pas le droit d’y arriver comme ça sans tambour ni trompette . Elle sait trop bien qu’Il a besoin de solitude pour se « retrouver » après les longues heures de travail …Pour elle ce Jardin c’est Son Luxe à lui bien mérité à son avis !
« Je viendrais ce soir te retrouver » lui dit elle ; comme ça Il sait qu’Il est…Libre…
Pourtant…pourtant la vie décide parfois…
Elle est partie un soir pour le Jardin , sans penser qu’elle ne le lui avait pas dit…qu’elle viendrait , ça ne lui a même pas effleuré l’esprit !
Du sentier elle le voyait de loin aller et venir…Elle l’a appelé…Il n’a pas entendu …Alors elle a continué tout en se demandant ce qu’il pouvait bien faire pour être absorbé comme ça…d’habitude Il lui répond …
La barrière est grande ouverte…Il est immobile prés du puits . Elle approche en suivant l’allée ; il ne tourne pas la tête vers elle comme il a l’habitude…Il parle doucement…mais à qui ? elle ne voit personne .A quelques pas de lui , elle n’ose pas bouger , ni l’appeler , et toujours ces paroles inaudibles qui ressemblent au bruissement de la brise ; il lui semble comprendre :
« …Oui , oui , voilà », il retire ses mains en coupe plongées jusqu’à présent dans l’eau d’un baquet d’où elles s’égouttent en perles cristallines dans le soleil du soir C’est alors seulement qu’elle voit les abeilles de plus en plus nombreuses qui l’entourent .
Elles se posent sur ses épaules , ses bras nus pour rejoindre ses mains remplies d’eau où elles…s’abreuvent ! Plusieurs fois , en gestes ralentis il plonge ses mains dans l’eau tiède puis les remonte en émettant le murmure qu’elle a entendu !Pendant ce temps les « butineuses » ne bougent pas elles semblent attentives . Elle a l’impression qu’elles savent !
Elle ne sait combien de temps s’est écoulé quand Il tourne la tête vers Elle …
Il est illuminé de l’intérieur et se met à rire , tandis qu’une abeille s’attarde encore sur sa main…Il rit en disant :
« Tu vois comme elles me connaissent ? Evidemment je tiens « Le Bistrot des Abeilles » et Ils rient ensemble…
Les abeilles s’en retournent à leur ruche sans doute en se disant
–« Chouette , un mec qui Sait ! »
Oui un mec qui Sait…en silence en union totale avec ce mystère et tous ceux dont Il ne parle pas , et qu’il partage avec Elle !
Mais c’est la première fois qu’Elle le voit ainsi…
Pendant quelques instants
Toute l’Harmonie du Monde
Se trouvait Là
Entre cet Homme…son homme
et
Les Abeilles
Messagères de Lumière
Gardiennes des Secrets
Dont elles lui ont fait cadeau !
Il y a Les gardiens des Abeilles….
Les Bergers des Abeilles ...et
…Lui… "L’Abreuveur » des Abeilles
Terminé à La Jarne le 23 Juillet 2004
Jeanne




















